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	<title>Critiques - Show Patate</title>
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	<description>Les critiques ciné qui balancent la purée</description>
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	<title>Critiques - Show Patate</title>
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		<title>Marsupilami : houbba houbba en croisière Costa</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Patator]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Aug 2026 16:45:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[😂 Comédie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un Marsupilami qui troque la jungle contre une croisière Costa : le symbole parfait d’un film qui passe à côté de son propre potentiel. Mal écrit et souvent poussif, une  occasion ratée.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Il y a des idées où, sur le papier, tu te dis : <strong>“putain, mais comment ils ont pu se rater ?”</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Marsupilami, quand même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le machin a tout. Une gueule et un look reconnaissables entre mille, une jungle, une mythologie, enfin bref un potentiel visuel énorme. C’est littéralement une bestiole faite pour l’aventure. Le genre de personnage qui appelle de grandes cascades, des paysages de malade, des péripéties en veux-tu en voilà…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et là, non. Philippe Lacheau arrive et nous dit :&nbsp;<strong>“Hey, vous savez quoi ? Et si on mettait une grosse partie du film… sur un bateau ?”</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un bateau. Un rafiot. Une coquille de noix ! Lacheau met littéralement en images une croisière Costa !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le Marsupilami, c’est quand même le roi de la forêt de Palombie. Le mec a une queue de plusieurs mètres (<strong>si vous avez pensé à un truc, vous avez vraiment l’esprit super mal placé</strong>), il balance des mandales, il saute partout, il vit dans un univers où l’homme n’est pas censé mettre les pieds… et non, on trouve le moyen de lui faire passer une bonne partie de son propre film paumé en pleine mer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fallait oser. Vraiment.</strong> Et c’est probablement le plus gros problème du film : cette impression permanente de passer à côté de ce qui faisait tout le potentiel du personnage. Est-ce un manque de budget ? Une volonté artistique ? Je cherche encore la réponse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais voir le Marsupilami privé de sa jungle, c’est un peu comme foutre un requin dans une piscine municipale. Vous imaginez <strong>Les Dents de la mer à Aqua Boulevard</strong> ? Steven Spielberg qui remplace l’océan par trois mètres de chlore, un toboggan jaune et un gamin qui hurle parce qu’il a perdu sa frite ? Pas moi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème, c’est qu’à force de retirer tout ce qui faisait le charme du personnage, on finit par avoir un Marsupilami qui ressemble presque à un invité dans son propre film.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1280" height="600" src="https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/Marsupilami-nouveau-1280x600.webp" alt="" class="wp-image-3328" srcset="https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/Marsupilami-nouveau-1280x600.webp 1280w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/Marsupilami-nouveau-640x300.webp 640w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/Marsupilami-nouveau-768x360.webp 768w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/Marsupilami-nouveau-1536x720.webp 1536w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/Marsupilami-nouveau-332x156.webp 332w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/Marsupilami-nouveau-664x311.webp 664w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/Marsupilami-nouveau-688x323.webp 688w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/Marsupilami-nouveau-1044x489.webp 1044w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/Marsupilami-nouveau-1400x656.webp 1400w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/Marsupilami-nouveau.webp 1600w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Et malheureusement, ce problème d’identité se retrouve partout.</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Parce qu’au-delà de cette histoire de bateau qui me reste franchement en travers de la gorge, c’est surtout l’impression de voir un film qui ne sait jamais vraiment ce qu’il veut être. Un grand spectacle d’aventure ? Pas vraiment. Une grosse comédie familiale à la sauce bande à Fifi ? Même pas totalement. Au final, le film flotte entre deux eaux… ce qui est assez ironique pour un Marsupilami qui passe son temps sur un radeau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et je précise un truc, histoire d’éviter le procès en bashing gratuit : <strong>je ne suis pas du tout allergique à Philippe Lacheau et sa bande</strong>. J’ai passé de bons moments devant Babysitting, Alibi.com ou encore Nicky Larson et le parfum de Cupidon. Ils savent faire des comédies efficaces, avec une vraie énergie, un sens du rythme et une capacité à aller chercher le gag qui fonctionne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Donc non, le problème n’est pas : “c’est Philippe Lacheau, c’est populaireuuuuuuh, donc c’est forcément nul.”</strong> Non, le mépris facile, ce n’est pas une critique. Le problème, c’est juste que cette fois, la machine ne prend pas. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et c’est là que la comparaison avec le film d’<a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=174738.html" target="_blank" rel="noopener" title="">Alain Chabat</a> fait forcément mal</strong>. Parce que Chabat avait compris un truc essentiel : une créature comme le Marsupilami, ce n’est pas juste une bestiole jaune qui fait “houba”. C’est un univers. Il fallait lui donner de la folie, un peu de mystère, une vraie ambiance. Il fallait faire rêver !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus frustrant, c’est qu’on sent parfois ce que le film aurait pu être. Il suffit de quelques plans, de quelques idées visuelles, pour entrevoir le potentiel du personnage. Mais à chaque fois que le film pourrait décoller, il revient gentiment se garer au port&#8230; </p>



<h3 class="wp-block-heading">Et pourtant, il y a quelques bonnes idées.</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les scènes de combat, notamment, ne sont pas honteuses</strong>. Certaines sont même plutôt réussies. La séquence en vue subjective du Marsupilami est probablement l’un des meilleurs moments du film. Alors attention, on ne va pas non plus appeler le réal&#8217; de John Wick pour lui demander son avis hein. Ça reste une comédie française avec des moyens français. Mais au moins, pendant quelques minutes, le film comprend ce qu’il a entre les mains.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="932" height="582" src="https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/MRZGUNOA55DM7BH4T77TMU335Y.jpg" alt="" class="wp-image-3326" srcset="https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/MRZGUNOA55DM7BH4T77TMU335Y.jpg 932w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/MRZGUNOA55DM7BH4T77TMU335Y-640x400.jpg 640w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/MRZGUNOA55DM7BH4T77TMU335Y-768x480.jpg 768w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/MRZGUNOA55DM7BH4T77TMU335Y-332x207.jpg 332w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/MRZGUNOA55DM7BH4T77TMU335Y-664x415.jpg 664w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/MRZGUNOA55DM7BH4T77TMU335Y-688x430.jpg 688w" sizes="(max-width: 932px) 100vw, 932px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo : Julien Panié © 2026 PATHÉ FILMS/BAF PROD/TF1 FILMS PRODUCTION/ARTÉMIS PRODUCTIONS</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Même constat pour le <strong>design de l’animal</strong>, qui est finalement une vraie bonne surprise. Là où beaucoup auraient probablement choisi la facilité avec une créature numérique ultra propre, lisse comme un cul de bébé et sans aucune âme, le film prend un parti pris beaucoup plus physique. Le Marsupilami a presque un côté <strong>animatronique</strong> à l’ancienne, un mélange improbable entre un Furby sous stéroïdes et un cousin éloigné d’ET. Une bestiole finalement plutôt mimi, qui plaît aux enfants, et ça, c&#8217;est cool. Pour une fois, le film fait un choix qui lui donne une vraie identité !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alban Ivanov</strong>, également, qui débarque là-dedans avec son douanier et vient mettre un peu de vie dans ce bazar. C’est simple : il a les meilleures vannes du film. Le gars joue dans une autre catégorie, avec ce mélange de nonchalance et d’énergie qui lui appartient. Il arrive presque à faire croire que tout ça tient debout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c&#8217;est tout. Car au-delà de l’histoire du bateau, le film souffre aussi d’un <strong>gros problème de jeu et d’écriture</strong>. C’est souvent approximatif, parfois franchement gênant, avec des facilités scénaristiques grosses comme&#8230; des maisons. On sent les blagues arriver longtemps à l’avance, on voit les chutes venir avant même que les personnages aient fini leur phrase, et certaines situations sont écrites avec les fesses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film finit même par se vautrer dans un travers très classique :<strong> le gros passage émotion ultra appuyé et bête à manger du foin</strong>. Parce qu’évidemment, il fallait rajouter une morale sur le couple séparé qui s’aime encore, les blessures du passé, les retrouvailles, les sentiments qu’on n’a jamais vraiment oubliés… Le pack complet, quoi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème, ce n’est pas qu’un film familial ait du cœur. Au contraire. Le problème, c’est quand il te force à ressentir quelque chose au lieu de simplement te laisser le ressentir. Ici, on voit les ficelles. On voit la main derrière le rideau. On sent le moment où le film te prend par les épaules en disant : <strong>“Allez, maintenant tu dois être ému, s&#8217;il te plait.”</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au final, ce Marsupilami, c’est le genre de film qu’on peut lancer un soir où le cerveau est resté au Fitness Park, histoire de ne surtout pas lui demander le moindre effort. Un divertissement sans ambition, sans surprise, qui peut éventuellement passer… à condition de noyer ses attentes au fond d&#8217;un paquet de chips.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est bien ça le plus frustrant : quelle occasion ratée ! Avec un personnage pareil entre les mains, il y avait de quoi faire voyager, rêver, partir dans une aventure complètement folle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est quand même un sacré comble de voir une créature capable de traverser toute une forêt finir par tourner en rond sur un fichu bateau</strong>&#8230;</p>


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		<title>La Nuit des généraux : la petite histoire dans la grande</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Patator]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Aug 2026 16:41:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[🪖 Guerre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un film de guerre qui parle finalement moins de batailles que d’hommes, de morale et de folie. Avec son atmosphère unique et un Peter O’Toole monstrueux, La Nuit des généraux est un paradoxe fascinant qui ne lâche jamais.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Il y a des films qu’on attend pendant des années, ceux dont on connaît déjà chaque image avant même de les avoir vus. Et puis il y a les autres. Ceux qui vous tombent dessus presque par accident, un après-midi où vous traînez devant la télé, en zappant sans grande conviction sur une chaîne publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Nuit des généraux est de ceux-là.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au départ, rien de plus qu’une curiosité. Le sujet, forcément : la <strong>Seconde Guerre mondiale</strong>. Un conflit que le cinéma a raconté mille fois, parfois jusqu’à l’épuisement certes, mais qui continue de fasciner par sa complexité, sa dimension militaire, ses intrigues politiques et les parts les plus sombres de l’Histoire qu’il révèle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et puis il y a le casting.</strong> Et là, difficile de ne pas s’arrêter. Peter O’Toole, avec son regard magnétique, dans la peau du général Tanz, un nazi aussi charismatique que monstrueux. Omar Sharif, qui incarne le major Grau, enquêteur obstiné perdu au milieu d’un monde qui a totalement perdu la raison. Philippe Noiret, pour la frenchy touch, toujours impeccable (à noter le petit rôle de Pierre Mondy également). Trois gueules, trois immenses acteurs, trois raisons largement suffisantes pour laisser le film tourner quelques minutes.<br><br>Ajoutez à cela le plaisir, pour le fan de James Bond que je suis, de retrouver deux Blofeld : Donald Pleasence et Charles Gray, ici dans la peau de deux autres généraux qui passent surtout leur temps à &#8220;cheffer&#8221;, comme dirait l’autre.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="800" height="530" src="https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/30500-w800.jpg" alt="" class="wp-image-3259" srcset="https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/30500-w800.jpg 800w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/30500-w800-640x424.jpg 640w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/30500-w800-768x509.jpg 768w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/30500-w800-332x220.jpg 332w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/30500-w800-664x440.jpg 664w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/30500-w800-688x456.jpg 688w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Sauf qu’on ne jette pas un œil à La Nuit des généraux. Non non, on tombe dedans.</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Parce qu’il y a quelque chose qui frappe immédiatement : <strong>ce film a une âme</strong>. Une vraie. Il y a une matière, une texture, quelque chose de palpable. Ces décors magnifiques, cette photographie un peu délavée, cette lumière si particulière… Tout respire cette époque où les films avaient encore de la gueule !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bon, allez, c’est mon instant vieux réac : oui, il y avait quelque chose de magique dans ce cinéma-là ! Celui où un décor était un putain de décor. Celui où une ville avait une histoire, où les costumes semblaient avoir vécu avant d’être portés, où les images n’avaient pas besoin d’être gonflées aux effets numériques pour avoir du poids.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et puis il y a l’histoire</strong>, bien sûr. Au milieu de la Seconde Guerre mondiale, alors que l’Europe est littéralement en train de crever sous les bombes, que les cadavres s’empilent et que le régime nazi organise méthodiquement l’extermination de millions d’êtres humains, le major Grau, lui, ouvre une enquête sur le meurtre sauvage d’une prostituée. Un meurtre qui ne peut avoir été commis que par un général, un témoin ayant aperçu le pantalon de l’uniforme et cette fameuse bande rouge caractéristique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un meurtre, donc. Un “petit” meurtre, oserais-je dire si j’étais un petit provocateur… mais comme je le suis, je vais le dire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parce qu’à l’échelle du cauchemar qui l’entoure, soyons honnêtes : ce crime paraît presque dérisoire. Une goutte d’eau finalement, dans un océan de sang.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Sauf que non.</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Grau, il n’existe pas de “petit meurtre”. Même au cœur de l’enfer qu’il traverse, même alors que son propre camp transforme l’assassinat de masse en politique d’État, il reste accroché à cette idée presque folle : une vie reste une vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est précisément là que La Nuit des généraux devient fascinant : <strong>le film joue cette carte du paradoxe à fond la caisse</strong>. Il suffit de voir cette scène où le général Tanz, une ordure nazie taille XXL, met Varsovie à feu et à sang… pendant qu’en face, Grau s’obstine à vouloir l’interroger sur ce fameux “petit meurtre”. Tanz n’a pas vraiment le temps : il est occupé à cramer Varsovie au lance-flammes !</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1280" height="720" src="https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/la_nuit_des_generaux-3.jpg" alt="" class="wp-image-3260" srcset="https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/la_nuit_des_generaux-3.jpg 1280w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/la_nuit_des_generaux-3-640x360.jpg 640w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/la_nuit_des_generaux-3-768x432.jpg 768w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/la_nuit_des_generaux-3-332x187.jpg 332w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/la_nuit_des_generaux-3-664x374.jpg 664w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/la_nuit_des_generaux-3-688x387.jpg 688w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/la_nuit_des_generaux-3-1044x587.jpg 1044w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mais bon, Grau, la guerre, il n’en a rien à foutre</strong>. Les grandes manœuvres militaires, les ambitions des généraux, les jeux de pouvoir, le génocide… ce n’est pas son monde. Même le complot monté notamment par le général Kahlenberge (l&#8217;opération <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Opération_Walkyrie" target="_blank" rel="noopener" title="">Walkyrie</a>), incarné par Donald Pleasence, visant à éliminer Hitler, ne le détourne pas de son obsession.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’en tape. Son obsession est ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un homme complètement en décalage avec son époque. Un type qui traverse l’un des moments les plus monstrueux de l’Histoire avec ses propres priorités, ses propres obsessions, ses propres combats. Il ne cherche ni le pouvoir, ni la gloire, ni même à changer le cours de l’Histoire. Il cherche simplement à résoudre son affaire. <strong>Ses combats sont minuscules face aux enjeux gigantesques, son obsession est dérisoire face à une Histoire qui broie tout sur son passage.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ainsi que son enquête traverse les années, jusqu’en 1965. Je pourrais vous expliquer pourquoi le film fait ce bond dans le temps, ce que cela implique pour les personnages et où cela mène… mais non. Pas question de vous voler l’un des plaisirs du film. Les spoilers, c’est comme visiter une maison hantée avec un mec qui vous dit où les fantômes sont planqués. Vous avancez toujours dans le noir… mais vous savez déjà quand hurler. Et ça, jamais.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous l’aurez compris, La Nuit des généraux possède cette qualité rare : il vous attrape par le col et refuse de vous lâcher.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Et évidemment, il y a Peter O’Toole.</h3>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="714" src="https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/peter-otoole-young.jpg" alt="" class="wp-image-3284" srcset="https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/peter-otoole-young.jpg 1200w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/peter-otoole-young-640x381.jpg 640w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/peter-otoole-young-768x457.jpg 768w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/peter-otoole-young-332x198.jpg 332w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/peter-otoole-young-664x395.jpg 664w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/peter-otoole-young-688x409.jpg 688w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/peter-otoole-young-1044x621.jpg 1044w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Son interprétation de Tanz est sidérante. On connaît bien sûr les excès de l’acteur, ses problèmes d’alcool, ses démons… mais il semble ici avoir tout transformé en matière de jeu. Sa fatigue, ses fêlures, cette intensité presque inquiétante dans le regard : <strong>absolument tout sert le personnage</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parce que Tanz n’est pas un simple méchant de cinéma. <strong>C’est une présence qui écrase tout sur son passage. </strong>Chaque apparition impose quelque chose de froid, de brutal, d’inévitable&#8230; On est face à une ordure absolue, mais portée par un acteur au sommet de son art qui réussit l’exploit de rendre fascinant un homme qu’on voudrait fuir. <strong>C’est un paradoxe de plus dans ce film : on redoute Tanz, mais on n’attend que lui.</strong>..</p>



<h3 class="wp-block-heading">Bref, je suis tombé amoureux de ce film.</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au point qu&#8217;il est devenu l&#8217;un de ces films de chevet, de ceux qu&#8217;on relance sans même réfléchir parce qu&#8217;on sait déjà qu&#8217;on va passer un bon moment. Une valeur sûre, un film doudou… oui, je sais, c&#8217;est un peu bizarre de dire ça d&#8217;un polar au cœur du IIIᵉ Reich, mais vous avez compris l&#8217;idée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors peut-être que je manque un poil d&#8217;objectivité. Et franchement ? Je m&#8217;en tape le coquillard. Parce que je trouve ce film presque parfait. La musique cogne exactement quand il faut : martiale, oppressante, appuyée. Les acteurs sont monumentaux. Les dialogues percutent. Et surtout, ce paradoxe permanent est une mine d&#8217;or. Il ouvre des débats métaphysiques sur la hiérarchie des combats, le sens de la justice et la place de l’individu face à la grande Histoire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Alors faites-moi confiance sur ce coup-là. Lancez La Nuit des généraux !</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Et si, comme moi, vous vous retrouvez à le revoir six fois par an, en vous disant à chaque fois &#8220;allez, juste une scène&#8221;… avant de vous faire happer jusqu’au bout, ne venez pas dire que je ne vous avais pas prévenus.</p>


<p>[note]</p>



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		<title>L&#8217;Homme qui rétrécit : c&#8217;est pas la taille qui compte&#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Patator]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Aug 2026 16:41:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[🌍 Aventure]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En cours&#8230;</p>
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		<title>Les Rayons et les Ombres : lumière sur une époque sombre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Patator]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Aug 2026 16:37:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[📜​ Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En cours&#8230;</p>
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		<title>L&#8217;Odyssée : Christopher Nolan prend le large</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Patator]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Aug 2026 11:28:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Nolan]]></category>
		<category><![CDATA[🌍 Aventure]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec L’Odyssée, Nolan transforme un mythe vieux de 3 000 ans en une fresque spectaculaire et humaine, où le voyage d’Ulysse devient une quête intérieure.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Oui, je sais. Le casque n’est probablement pas du bon siècle. La cuirasse aurait deux cents ans d’avance. Hélène de Troie est noire. Agamemnon ressemble davantage à Bruce Wayne qu’à un roi mycénien. Et Nolan n’a sans doute pas respecté Homère à la virgule près. Sacrebleu !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les grands penseurs du dimanche peuvent déjà monter sur leur estrade et nous éclairer de leur immense savoir. C’est toujours fascinant de voir autant de spécialistes réunis pour expliquer comment faire un film… alors qu’aucun d’entre eux n’est celui à qui on a donné plus de 200 millions de dollars pour le faire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’ailleurs, je vais faire un aveu qui va sans doute me valoir l’excommunication de quelques puristes : <strong>je n’ai jamais lu <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Homère" target="_blank" rel="noopener" title="Homère">Homère</a></strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà, c’est dit. Je n’ai pas passé vingt ans à étudier les chants antiques, je ne connais pas par cœur les différentes versions du mythe et je ne prétendrai pas avoir la légitimité d’un spécialiste pour juger chaque écart avec l’œuvre originale. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, je suis quand même allé voir le film. Parce que c&#8217;est un Nolan, déjà&#8230; Et parce que non,<strong> le cinéma n’est pas réservé à ceux qui ont validé un doctorat ++ en mythologie grecque</strong>. Une œuvre vieille de 3 000 ans ne traverse pas les siècles en restant figée dans le marbre. Elle survit justement parce que chaque époque la relit, la transforme et lui donne un nouveau visage.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1280" height="776" src="https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/matt-damon-odyssee-1280x776.jpg" alt="" class="wp-image-2783" srcset="https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/matt-damon-odyssee-1280x776.jpg 1280w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/matt-damon-odyssee-640x388.jpg 640w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/matt-damon-odyssee-768x466.jpg 768w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/matt-damon-odyssee-1536x931.jpg 1536w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/matt-damon-odyssee-332x201.jpg 332w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/matt-damon-odyssee-664x403.jpg 664w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/matt-damon-odyssee-688x417.jpg 688w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/matt-damon-odyssee-1044x633.jpg 1044w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/matt-damon-odyssee-1400x849.jpg 1400w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/matt-damon-odyssee.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Ce que je viens chercher chez Nolan, ce n’est donc pas une récitation illustrée d’Homère. C’est sa vision.</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sa manière de prendre un monument de la littérature mondiale et d’en faire une œuvre de cinéma contemporaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et sur ce terrain-là, difficile de nier l’évidence : <strong>Nolan frappe fort</strong>.&nbsp;L’Odyssée&nbsp;est un spectacle monumental. Chaque plan semble pensé comme un tableau, chaque décor comme une fresque. Le film retrouve quelque chose du gigantisme des grands péplums d’antan, cette sensation de voir surgir devant soi des civilisations disparues, des armées immenses, des paysages qui dépassent l’homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et surtout, il y a cette <strong>obsession du réel </strong>propre à Nolan : des décors construits, des effets pratiques, une matière tangible qui donne au film une puissance presque physique. On sent la poussière, le vent, le poids des corps et des éléments. Ce n’est pas une bouillie numérique à la Marvel qui défile devant nous, c’est un univers qui semble exister.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mais derrière cette démesure visuelle, il y a surtout une vraie réflexion</strong>. Car l’Odyssée de Nolan n’est finalement pas seulement un voyage à travers les mers. Ce n’est pas uniquement l’histoire d’un homme qui traverse un monde hostile pour retrouver son foyer.</p>



<h3 class="wp-block-heading">C’est le parcours intérieur d’un homme qui tente de comprendre qui il est devenu.</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Car derrière l’aventure mythologique se cache une question beaucoup plus intime : que reste-t-il d’un homme après avoir mis son intelligence, son courage et son ingéniosité au service d’une cause qu’il finit par remettre en question ? Ulysse n’est pas seulement le héros victorieux de la guerre de Troie. Il est un homme hanté par ce qu’il a fait, par les choix qu’il a permis et par le prix humain d’une victoire obtenue dans le sang.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nolan s’intéresse moins au héros glorieux qu’à l’homme qui porte le poids de ses propres actes</strong>. Un homme dont la foi a été abîmée par la guerre, qui ne cherche pas seulement à retrouver Ithaque, mais à retrouver une forme de paix avec lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est peut-être là que les dieux prennent une autre dimension. Ils ne sont plus seulement des figures mythologiques qui manipulent le destin d’un homme : ils deviennent le reflet de ses propres tourments. <strong>Les monstres qu’Ulysse affronte ne sont pas uniquement devant lui, ils sont aussi en lui</strong>. Les véritables ennemis ne sont plus seulement les créatures qu’il rencontre sur sa route, mais la culpabilité, le doute et le poids des responsabilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est précisément ce qui rend cette histoire vieille de trois millénaires encore aussi puissante : derrière le Cyclope (dont la scène est d’ailleurs une vraie réussite, au point de donner furieusement envie de voir Nolan du côté de l’horreur), les tempêtes et les divinités, il y a simplement un homme qui tente de rentrer chez lui après avoir découvert qu’il s’était peut-être perdu en chemin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est aussi pour cela que le film dépasse largement le simple récit mythologique.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1450" height="800" src="https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/LOdyssee-Nolan-1450x800-1.jpg" alt="" class="wp-image-2787" srcset="https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/LOdyssee-Nolan-1450x800-1.jpg 1450w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/LOdyssee-Nolan-1450x800-1-640x353.jpg 640w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/LOdyssee-Nolan-1450x800-1-1280x706.jpg 1280w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/LOdyssee-Nolan-1450x800-1-768x424.jpg 768w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/LOdyssee-Nolan-1450x800-1-332x183.jpg 332w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/LOdyssee-Nolan-1450x800-1-664x366.jpg 664w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/LOdyssee-Nolan-1450x800-1-688x380.jpg 688w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/LOdyssee-Nolan-1450x800-1-1044x576.jpg 1044w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/08/LOdyssee-Nolan-1450x800-1-1400x772.jpg 1400w" sizes="(max-width: 1450px) 100vw, 1450px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading">L’Odyssée de Nolan est un miroir de notre époque et de ses propres tourments.</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je le considère comme un <strong>film profondément politique</strong>, non pas parce qu’il viendrait défendre une idéologie ou donner des leçons à la mords moi le noeud, mais parce qu’il interroge notre rapport au pouvoir, à la guerre, à la responsabilité et aux conséquences de nos choix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car au fond, derrière les dieux et les légendes, Nolan raconte peut-être quelque chose de très contemporain : comment des hommes brillants peuvent participer à des événements qui les dépassent, et comment ils doivent ensuite vivre avec ce qu’ils ont contribué à créer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’Odyssée est un Oppenheimer&nbsp;à la sauce grecque : le récit d’un homme qui a créé les conditions de sa gloire avant d’en devenir le prisonnier.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Reste que&nbsp;L’Odyssée&nbsp;est une pure claque</strong>. Une expérience de cinéma comme on en voit trop rarement aujourd’hui. <strong>Les acteurs jouent tous remarquablement</strong>, donnant le meilleur d’eux-mêmes avec cette conscience particulière qu’ils tournent dans un film de Christopher Nolan.<strong> Les rôles féminins sont mieux écrits</strong> qu’à l’accoutumée. <strong>La bande-son</strong> de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ludwig_Göransson" target="_blank" rel="noopener" title="Ludwig Göransson">Ludwig Göransson</a>, bien que critiquée par ceux qui continuent de placer&nbsp;Gladiator&nbsp;au sommet absolu du péplum, <strong>accompagne parfaitement le film</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cependant, il manque clairement au film un supplément d’âme</strong>, cette&nbsp;<strong>émotion</strong> qui permet aux grandes œuvres de dépasser ce stade pour toucher quelque chose de plus profond… pour devenir, justement, un chef-d’œuvre.</p>


<p>[note]</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"></p>



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		<title>Fast &#038; Furious X : turbeauf</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Patator]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Jul 2026 21:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[💥 Action]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un blockbuster bruyant et complètement con, qui a depuis longtemps quitté la route et fonce désormais à pleine vitesse dans le mur.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Il y a un moment, dans une saga, où il faut savoir s’arrêter. <strong>Fast &amp; Furious X (10) n’a absolument pas suivi ce conseil </strong>et a, au contraire, fait péter toutes les barrières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La franchise avait commencé avec des voitures tunées par Kéké, le beauf du lycée, des courses de rue, des mecs qui faisaient vroum-vroum dans des parkings avec des filles à moitié à poil et une histoire de famille qui fait des casses. Mais qui est quand même une famille cool (ils font des merguez au barbecue). C’était pas d’une subtilité folle, certes, mais c’était plutôt un divertissement sympa.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le titre de cet article est donc volontairement putaclic, puisque, a fortiori, ce n’est absolument pas gênant qu’un film lorgne sur la beauferie.</strong> Au contraire. Le beauf, quand c’est assumé, ça peut être drôle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seulement voilà : les voitures ont commencé littéralement à voler. Ensuite, elles ont sauté d’un immeuble à l’autre. Puis elles ont carrément défié les lois de la physique en allant dans l’espace. Et là, dans cet opus, le bolide de Toretto, joué par l’immonde Vin Diesel, fait carrément du toboggan sur un barrage qui explose… <strong>Et là, j’ai lâché l’affaire.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="502" src="https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/07/fast-x-photo-1478407.webp" alt="Dans la vraie vie, le gars est carbonisé mais c'est ok..." class="wp-image-3387" srcset="https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/07/fast-x-photo-1478407.webp 1200w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/07/fast-x-photo-1478407-640x268.webp 640w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/07/fast-x-photo-1478407-768x321.webp 768w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/07/fast-x-photo-1478407-332x139.webp 332w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/07/fast-x-photo-1478407-664x278.webp 664w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/07/fast-x-photo-1478407-688x288.webp 688w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/07/fast-x-photo-1478407-1044x437.webp 1044w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption class="wp-element-caption">Dans la vraie vie, le gars est carbonisé mais c&#8217;est ok&#8230;</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Bon, je me doutais bien de la cata qui s’annonçait. Je ne suis pas non plus allé au ciné en pensant voir un chef-d’œuvre. Déjà parce que l’opus est réalisé par <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Leterrier" target="_blank" rel="noopener" title="">Louis Leterrier</a></strong>, et que le Français n’est franchement pas connu pour sa subtilité. Le mec adore visiblement <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Bay" target="_blank" rel="noopener" title="">Michael Bay</a></strong>, sauf qu’il a poussé le curseur encore un peu plus loin dans le bourrinage. Bay, c’est déjà pas exactement la chips la plus croustillante du paquet niveau subtilité, mais Leterrier parvient pourtant à le faire passer pour Terrence Malick…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Puis, le scénario.</strong> Il tient sur un Post-it recto verso, ni plus ni moins. En gros, le fils d’un ancien méchant veut se venger de Dom parce que Dom a tué son père dans Fast Five. Il s’appelle Dante (il tombe à pic, vous l’avez ?), il est très énervé, il veut faire souffrir Dom, il s’en prend à sa famille et finit par kidnapper son gamin. Voilà.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bon, en soi, un scénario peut être simpliste et le film diablement efficace. <strong>Mais ici, ce n’est pas le cas.</strong> <strong>L’intrigue avance au lance-pierre</strong>, les personnages prennent des décisions parce que le scénario en a besoin et les coïncidences s’empilent avec la délicatesse d’un camion-benne. Tout n’est que prétexte à faire tout péter, comme des mongoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et du coup, <strong>c’est même plus impressionnant</strong>. On est blasé devant ce qui se passe sous nos yeux. Au fond, c’est comme si vous pouviez manger autant de glaces que vous voulez sans jamais grossir : bah au bout d’un moment, la glace ne provoque plus chez vous la moindre sensation de plaisir. C’est exactement ce qui se passe ici. Il faut bien qu’il y ait un peu de danger, un peu de frustration, la possibilité qu’un personnage se plante vraiment. Mais là, non : tu sais que quoi qu’il arrive, les mecs vont s’en sortir.</p>



<h3 class="wp-block-heading">D’autre part, et ce ne sera un scoop pour personne, Vin Diesel joue comme un cul.</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Et comme il a <strong>la réputation d’être un gros connard sur les plateaux de tournage</strong>, ça me fait évidemment plaisir de lui mettre un petit taquet qu’il ne lira jamais, mais qui me fait quand même beaucoup de bien. Vin, tu es à chier. On se demande vraiment comment tu as réussi à devenir acteur tant ton registre semble se limiter à regarder quelqu’un avec les sourcils froncés en répétant comme une buse le mot « familleeeee ». Bref, Vin Diesel n’est pas exactement la lumière qui éclaire le mieux le couloir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et puis il y a Jason Momoa</strong>. Il gesticule, il grimace, il ricane, il prend des poses, il balance des petites phrases exactement à la manière d’un Mike Myers en Austin Powers. Il ne joue pas un personnage, il joue Jason Momoa qui joue un personnage qui joue au méchant. Le mec en fait des caisses (vous l’avez ?) à chaque seconde. <strong>À côté de sa prestation dans Fast &amp; Furious X, son Aquaman peut prétendre à l’Oscar.</strong> C’est dire… Quoique son meilleur rôle est peut-être celui de bouffeur de glaces dans la pub Nuii. Là, au moins, on comprend ce qu’il fait.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1280" height="720" src="https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/07/thumb_BDCC5373-3955-4CE6-8388-6774DB2B2A29-1280x720.jpg" alt="" class="wp-image-3390" srcset="https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/07/thumb_BDCC5373-3955-4CE6-8388-6774DB2B2A29-1280x720.jpg 1280w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/07/thumb_BDCC5373-3955-4CE6-8388-6774DB2B2A29-640x360.jpg 640w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/07/thumb_BDCC5373-3955-4CE6-8388-6774DB2B2A29-768x432.jpg 768w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/07/thumb_BDCC5373-3955-4CE6-8388-6774DB2B2A29-1536x864.jpg 1536w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/07/thumb_BDCC5373-3955-4CE6-8388-6774DB2B2A29-332x187.jpg 332w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/07/thumb_BDCC5373-3955-4CE6-8388-6774DB2B2A29-664x374.jpg 664w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/07/thumb_BDCC5373-3955-4CE6-8388-6774DB2B2A29-688x387.jpg 688w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/07/thumb_BDCC5373-3955-4CE6-8388-6774DB2B2A29-1376x774.jpg 1376w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/07/thumb_BDCC5373-3955-4CE6-8388-6774DB2B2A29-1044x587.jpg 1044w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/07/thumb_BDCC5373-3955-4CE6-8388-6774DB2B2A29-1400x788.jpg 1400w, https://showpatate.fr/wp-content/uploads/2026/07/thumb_BDCC5373-3955-4CE6-8388-6774DB2B2A29.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /><figcaption class="wp-element-caption">Va plutôt manger des glaces Nuii Jason Momoa&#8230;</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Bref, Fast &amp; Furious est devenu une saga pour dégénérés.</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Même les fans de la première heure ont fini par lâcher l’affaire devant cette bouillie indigeste où chaque épisode doit absolument faire plus gros que le précédent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La franchise s’est tout simplement <strong>parodiée elle-même</strong>. Sauf qu’à force de pousser le curseur, on n’est même plus dans le fun. Ça devient tellement gros que ça en devient presque <strong>écœurant</strong>. Pour rester dans le domaine de la crème glacée : c’est comme foutre une montagne de chantilly tellement sucrée qu’au bout de trois bouchées, tu ne sens même plus le goût de la glace. T’as beau en rajouter, ça ne devient pas meilleur. À un moment, t’as juste envie de gerber.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant, je peux pardonner énormément de choses à un blockbuster. Je peux accepter qu’un film soit con, même. <strong>Mais il faut au moins qu’il soit amusant.</strong> C’est d’ailleurs ce que Michael Bay réussit plutôt bien. Certes, ses films sont l’antithèse de la probabilité et de la subtilité, mais au moins, le mec sait ce qu’il fait. Il te balance des explosions, des bagnoles, des nanas en contre-plongée et des trucs qui pètent dans tous les sens, mais il ne te demande jamais de prendre ça au sérieux. C’est bourrin, c’est débile, mais il en a conscience.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Mais là, cette bouse a en plus la prétention de se prendre au sérieux.</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est peut-être ça qui m’emmerde le plus : <strong>ils font n’importe quoi avec le sérieux de mecs persuadés d’avoir pondu Le Parrain IV.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qu’ils continuent leurs conneries sans moi.</strong> Ils s’en foutent, soi-dit en passant, et ils auraient bien tort de se priver : avec un budget annoncé autour de 340 millions de dollars, le film reste une machine à pognon malgré tout. <strong>Mais la machine commence quand même à tousser.</strong> Les <strong>recettes sont en baisse</strong>, le public commence à décrocher et, à force de pousser le moteur dans le rouge, il va bien finir par y avoir une sortie de route.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et cette fois, même Toretto ne pourra pas survivre.</strong></p>


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		<title>Le Cercle des neiges : un film glaçant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Patator]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 21:04:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[📜​ Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[😢 Drame]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>★★★★☆</p>
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		<title>Napoléon : le pâté impérial de Ridley Scott</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Patator]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 20:57:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[📜​ Histoire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://showpatate.fr/?p=2577</guid>

					<description><![CDATA[<p>★★☆☆☆</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Un petit Corse qui devient général, renverse un régime, prend le pouvoir, se fait couronner empereur, conquiert une bonne partie de l’Europe, envahit la Russie avec une armée gigantesque, se fait exiler, revient, reprend le pouvoir, puis finit par se faire botter le cul à Waterloo avant de mourir paumé sur une île au milieu de l’Atlantique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Franchement, même sans faire le moindre effort, l’Histoire te mâche déjà le travail. Tu as un scénario en or massif !</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une ascension fulgurante, une ambition démesurée, des guerres à l’échelle d’un continent, un empire à bâtir, puis une chute à la hauteur du personnage : l’exil, le retour improbable, les Cent-Jours et, pour finir, Waterloo et le trou du cul du monde. Tout est là.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il « suffit » ensuite de raconter cette trajectoire avec un minimum de souffle, de donner un peu d’épaisseur au bonhomme et de faire sentir ce qui se joue derrière les batailles et les uniformes : l’ambition, le pouvoir, le génie militaire, mais aussi la démesure et les contradictions d’un homme qui finit par se croire plus grand que le monde qu’il est en train de conquérir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bref, il suffisait presque de laisser l’Histoire faire son boulot !</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais non.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ridley Scott a trouvé le moyen de prendre cette matière première extraordinaire et de la réduire, pour l’essentiel, à&nbsp;<strong>une histoire de cul.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est quand même assez sidérant. Le type qui a contribué à redessiner la carte de l’Europe pendant vingt ans devient ici&nbsp;<strong>un mari jaloux, boudeur et vaguement pathétique</strong>, essentiellement préoccupé par Joséphine, ses infidélités et le fait qu’elle ne l’aime pas suffisamment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien sûr que Joséphine a compté dans sa vie. Leur relation est une excellente matière cinématographique.&nbsp;<strong>Mais elle n’était pas toute sa vie.</strong>&nbsp;Et surtout, elle ne permet certainement pas, à elle seule, de raconter son ascension, son rapport au pouvoir, sa politique ou ses guerres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or c’est exactement ce que fait Scott :&nbsp;<strong>il transforme la vie d’un homme qui a voulu dominer l’Europe en interminable chronique conjugale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On passe de la Révolution à Joséphine, de l’Égypte à Joséphine, de l’Empire à Joséphine. À croire que le Code civil, les institutions et la géopolitique européenne n’étaient finalement que des intrigues secondaires autour d’un problème de couple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et forcément, quand on décide de raconter Napoléon comme un pauvre type cocu, il ne reste plus beaucoup de place pour Napoléon.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et l’Histoire dans tout ça ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parce que l’autre gros problème, c’est que Scott ne se contente pas de raconter l’Histoire de travers :&nbsp;<strong>il la tripote jusqu’à ce qu’elle corresponde à ce qu’il avait envie de filmer.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est là que ça devient franchement gênant…&nbsp;<strong>pour un biopic.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Napoléon n’était évidemment pas à l’exécution de Marie-Antoinette. Il était à Toulon, où il participait au siège de la ville. Et à Toulon, justement, le film transforme son ascension en une sorte de numéro de prestidigitation : le jeune officier arrive, regarde deux minutes la situation, comprend tout et explique aux incapables autour de lui comment gagner. Ça ne s’est évidemment pas passé comme ça, et surtout, on ne ressent jamais la progression qui transforme peu à peu le jeune officier en figure incontournable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis vient l’Égypte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors là, c’est le pompon. <strong>Scott nous offre une scène où le petit Napoléon fait littéralement du tir au pigeon sur les pyramides.</strong> Sauf que c’est faux. Archi-faux. Il ne l’a pas fait. <strong>Jamais</strong> !!</p>



<p class="wp-block-paragraph">La bataille des Pyramides ne s’est d’ailleurs pas déroulée au pied des pyramides, mais à plusieurs kilomètres de Gizeh. Les monuments n’étaient pas bombardés. Napoléon n’a jamais décidé de transformer l’un des plus grands vestiges de l’Antiquité en stand de tir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et juste après, Joséphine, encore et toujours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film nous explique que Napoléon quitte essentiellement l’Égypte parce qu’il apprend que Joséphine le trompe. C’est pratique : <strong>on remplace un calcul politique par une crise de couple</strong> et, en deux coups de cuillère à pot, une décision historique devient l’histoire de <strong>Joséphine qui fait trempette ailleurs</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réalité, son retour en France intervient dans un contexte politique autrement plus complexe, alors que le Directoire est fragilisé et que Napoléon voit très bien la fenêtre de tir politique qui s’ouvre devant lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et ce vomi historique se répète ensuite d’Austerlitz jusqu’à Waterloo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là qu’on comprend que le problème du film n’est pas simplement son manque de fidélité historique. <strong>Même si, au passage, c’est déjà un sacré problème quand on raconte des faits qui se sont réellement produits, et pas une épopée mythologique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vrai problème, c’est que Scott semble incapable de croire que&nbsp;<strong>la réalité puisse être suffisamment spectaculaire toute seule.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut la gonfler, la simplifier, la dramatiser, lui coller une couche de cul. <strong>Comme si l’Histoire devait d’abord passer entre les mains d’un scénariste hollywoodien pour devenir digne d’être regardée.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est précisément là qu’il se plante car <strong>à force d’en rajouter, il retire.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Parce que visuellement, ça fonctionne parfois</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est peut-être ce qui rend le film encore plus frustrant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a <strong>(un peu)</strong> de belles choses dans Napoléon. Certaines compositions sont chouettes. La photographie a de la gueule. Les décors, les costumes, les armées, les champs de bataille : <strong>quand Scott pose sa caméra et accepte simplement de regarder le XIXᵉ siècle se déployer devant lui, ça a de la tronche.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mec sait filmer le gigantisme, on le sait bien. Il sait faire sentir la masse d’une armée, la boue, la fumée, le métal, les chevaux, les corps qui s’entrechoquent… <strong>On le sait depuis Gladiator, notamment.</strong> Et sur ce terrain-là, Napoléon offre quelques séquences qui en imposent vraiment.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce qui rend d’autant plus frustrant le choix de nous servir, à côté, une sorte de Cinquante nuances de Grey impérial.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Et puis il y a Joaquin Phoenix&#8230;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne sais pas ce qu’on lui a demandé, mais le mec ne joue pas Napoléon. <strong>Il joue Joaquin Phoenix qui joue quelqu’un qui a vaguement entendu parler de Napoléon.</strong> Pas plus&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il grimace, il boude, il fronce les sourcils; il prend des airs vexés. Il semble perpétuellement contrarié par quelque chose (oui, jpsjhéine qui fait tremprette ailleurs).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et surtout,&nbsp;<strong>il cabotine comme un malade.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le résultat est assez catastrophique : au lieu d’un homme d’une intelligence politique exceptionnelle, capable de manipuler les hommes, les institutions et les rapports de force, on voit un petit bonhomme capricieux qui fait la gueule parce que Joséphine ne lui donne pas assez d’attention (et fait trempette ailleurs, ou cas ou vous n&#8217;aurez pas compris)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, Napoléon pouvait être arrogant, colérique, vaniteux, autoritaire et parfaitement odieux. <strong>Mais il n’était pas con.</strong> Et c’est précisément ce que le film semble oublier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors oui, Ridley Scott reste Ridley Scott. Il y a du savoir-faire. Il y a de très beaux plans. Certaines batailles sont impressionnantes. Quelques scènes fonctionnent. Mais <strong>un grand spectacle n’est pas automatiquement une grande fresque historique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Scott avait l’Histoire, le budget, les décors, les armées, les canons et un des plus grands acteurs de sa génération&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’arrivée, on a un empereur réduit à ses problèmes de couple, une Histoire passée au broyeur, quelques batailles qui envoient du pâté et Joaquin Phoenix qui fait la gueule pendant deux heures et demie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bref :&nbsp;<strong>le pâté impérial. Beaucoup de croûte, quelques beaux morceaux, et franchement pas grand-chose à bouffer.</strong></p><p>The post <a href="https://showpatate.fr/napoleon-le-pate-imperial-de-ridley-scott/">Napoléon : le pâté impérial de Ridley Scott</a> first appeared on <a href="https://showpatate.fr">Show Patate</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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