Salut.
Puisqu’il faut se présenter, allons-y gaiement…
Je m’appelle Julien, j’ai 33 ans, pas toutes mes dents, et j’aime le ciné (jusque-là, tout est cohérent).
J’aime le popcorn. Salé. Parce que visiblement, même dans ce domaine, il faut que je fasse chier le monde avec mes choix « différents ». J’aime son goût, mais j’aime beaucoup moins son bruit. Surtout quand c’est Jean-Michel Rienafoutre, assis juste à côté de moi, qui le mâche comme une vache en train de brouter son dernier carré d’herbe avant de finir en steak…
Parce que moi, contrairement à Jean-Miche, le cinéma, je l’aime. Je l’aime pas juste pour remplir un dimanche pluvieux où on ne sait pas quoi foutre. Je l’aime pas comme un truc qu’on lance en fond pendant qu’on swipe Tinder, en levant vaguement les yeux toutes les dix minutes pour savoir si quelqu’un est mort…
Je l’aime quand il me prend par surprise, quand il me fait réfléchir, quand il me fout une claque sans que je l’aie vue venir.
Je l’aime quand il arrive à me faire oublier tout le reste. Quand il me fait voyager, rire, vibrer ou même gueuler devant l’écran comme un mongole.
Parce qu’au fond, c’est ça que je cherche : un film qui provoque quelque chose. Peu importe quoi. De l’émerveillement, de la tristesse, de la joie… ou même de la colère. Du moment qu’il me fait ressentir quelque chose. Du moment qu’il arrive à me faire sentir vivant et qu’il me rappelle qu’il y a tout un monde au-delà du mien.
Et c’est sûrement ça que j’aime le plus : en parler, le décortiquer, le défendre quand il le mérite… et lui rentrer dedans sans aucune pitié quand il l’a bien cherché.
Car au fond, peut-être que ce que j’aime le plus dans le cinéma, c’est de le critiquer.